Coordination

Isabel Voirol-Rubido, Université de Genève et Haute école pédagogique du Valais
Vincent Dupriez, Université catholique de Louvain
Joséphine Mukamurera, Université de Sherbrooke
Thérèse-Marie Perez-Roux, Université Paul-Valéry Montpellier 3
Bernard Wentzel, université de Laval


Texte de cadrage

L’expansion de l’éducation (Vanden Broeck, 2021) et les changements sociétaux du XXI siècle (Foray, 2009; Mayer & Mills, 2021) impactent la forme de préparation au métier d’enseignant qui en est bousculée, à des rythmes très variables toutefois (Whitty & Furlong, 2017), notamment par les politiques de professionnalisation des enseignants et le passage, dans certains pays, à l’universitarisation des formations à l’enseignement. L’éducation s’étend désormais dans le temps (tout au long de la vie), mais aussi dans l’espace. Alors que la forme scolaire traditionnelle se développait dans un espace spécifique, séparé de tous les autres, les nouvelles finalités promues aujourd’hui invitent l’École à travailler sur son environnement, et à traiter de problèmes issus de cet environnement, ce qui requiert de sortir de l’espace clos du territoire scolaire. Les modalités d’apprentissage sont plus nombreuses, et les notions de réseaux, de projets, d’inventions viennent cohabiter avec les notions plus classiques de cours, de leçons et d’exercices.

Ce symposium propose de s’intéresser à la capacité d’adaptation des institutions de formation à ces changements en développant la réflexion autour de quatre axes. Le premier s’intéresse à comment sont définis aujourd’hui les objectifs des institutions de formation, à la vision des différents acteurs à ce sujet et à comment ces derniers envisagent les prescriptions institutionnelles qui cadrent la mission et questionnent le sens du travail. Le deuxième axe questionne la manière de définir aujourd’hui les modalités et les curricula des formations à l’enseignement. Répondent-ils à une éducation en expansion et au défi de former dans un contexte d’incertitude et sont-ils adaptés aux nouvelles trajectoires des étudiants, notamment aux enseignants de seconde carrière, dont on sait qu’ils sont de plus en plus nombreux dans les systèmes éducatifs ? Le troisième axe se centre sur les profils des étudiants et leurs trajectoires, notamment à la place réservée aux étudiants de seconde carrière et à celle des institutions de formation dans l’accompagnement à l’insertion professionnelle de leurs diplômés. Le quatrième axe interroge finalement la manière dont les professionnels de l’éducation perçoivent la formation, ses modèles, conceptions et mises en œuvre, et dans quelle mesure l’insertion professionnelle des enseignants révèle des tensions entre la formation initiale et l’environnement professionnel des enseignants.


Liste des références bibliographiques

Foray, D. (2009). L’économie de la connaissance. La Découverte.

Mayer, D., & Mills, M. (2021). Professionalism and teacher education in Australia and England. European Journal of Teacher Education, 44(1), 45-61.

Vanden Broeck, P. (2021). Au-delà de l’école. Quand l’expansion éducative rompt avec la forme scolaire. Les Cahiers de Recherche du Girsef, 125, 1-37.

Whitty, G., & Furlong, J. (Eds.). (2017). Knowledge and the study of education: An international exploration. Symposium Books Ltd.


Contributeurs et contributrices

Branka Cattonar, Université catholique de Louvain ; Vincent Dupriez, Université catholique de Louvain ; Barbara Fouquet-Chauprade, Université de Genève ; Sonia Revaz, Université de Genève ; Jeanne Rey, HEP Fribourg ; Bernard Wentzel, Université de Laval ; Louis Levasseur, Université de Laval ; Thérèse Perez-Roux, Université Paul-Valéry-Montpellier 3 ; Gaëtan Botty, Université de Namur ; Sandrine Biemar, Université de Namur ; Eric Maleyrot, Université Paul-Valéry-Montpellier 3 ; Sawsen Lakhal, Université de Sherbrooke ; Joséphine Mukamurera, Université de Sherbrooke ; Maurice Tardif, Université de Montréal ; Cécilia Borges, Université de Montréal ; Isabel Voirol-Rubido, Université de Genève/HEP Valais ; Julie Mudry Bourguinet, HEP Valais ; Sawsen LAKHAL, Université de Sherbrooke ; Jonathan Paris, Université de Sherbrooke ; Fanny Guiguere, Université de Sherbrooke ; Jimmy Bourque, Université de Moncton.